Under the form of a dual-screen slideshow, Affinity examines the fine line between reality and artificiality. Set in undefined space and time, the project flirts with science fiction whilst interrogating the nature of photography as an imitation of reality.

The photographs were taken in various English museums, following one criteria only: fakery. They are accompanied by the voiceover of a narrator subject to a fading memory. Lost in a constant state of drowsiness, the male character depicts a world where naturally occurring life has been completely replaced by its replica. People, animals, food and plants are frozen in a realm of exactitude where they are nothing but empty shells and have lost the substance that constituted them.

Today, there have never been so many photographs taken. On the other hand, we evolve in a world where more and more things become artificial; even our heart can be replaced by a device. The etymology of artificiality is “to copy nature using art” and we could add that photography copies reality using light. I would like to think that Affinity shows how the most familiar things of our everyday lives could one day become unfamiliar and uncanny.


Affinity (Affinité en français) explore la fine frontière entre réalité et artificialité. Le projet, qui se déroule dans un Espace-Temps indéfini, flirte avec la science fiction tout en interrogeant le pouvoir illusionniste de la photographie.

Les photographies ont été prises dans divers musées anglais en suivant un seul et unique critère : le faux. Elles sont accompagnées par la voix d’un narrateur qui dépeint un monde où la vie terrestre a été complètement remplacée par sa copie. Humains, animaux, nourriture et plantes sont dans un royaume d’illusoire perfection où ils n’existent que semblables à des enveloppes vidées de toute substance.

Aujourd’hui, il n’y jamais eu autant de photographies prises. D’autre part, nous évoluons dans un monde où de plus en plus de choses sont en passe de devenir artificielles ; notre cœur peut même être remplacé par un appareil. L’étymologie d’artificiel est « qui contrefait la nature au moyen de l’art » et l’on pourrait ajouter que la photographie contrefait la réalité au moyen de la lumière. J’aimerais croire que Affinity montre comment les choses les plus familières de notre quotidien pourraient un jour devenir à la fois étranges et étrangères.

Credits music: In collaboration with Slow Life